Ven­te à emporter (AI)
  • La FINMA doit être sou­mi­se au prin­ci­pe de trans­pa­rence de l’ad­mi­ni­stra­ti­on et ne plus en être exclue.
  • D’aut­res auto­ri­tés fédé­ra­les de sur­veil­lan­ce sont déjà sou­mi­ses au prin­ci­pe de trans­pa­rence, la FINMA occu­pant une posi­ti­on particulière.
  • Les excep­ti­ons exi­stan­tes à la LTrans (don­nées com­mer­cia­les et per­son­nel­les) con­tin­uer­ai­ent à garan­tir la pro­tec­tion des infor­ma­ti­ons sensibles.
  • La fusi­on d’ur­gence Cre­dit Suisse/UBS mont­re la néces­si­té d’u­ne trans­pa­rence accrue de la FINMA.

Initia­ti­ve par­le­men­tai­re Wyss­mann (25.450) : Sou­mett­re la FINMA au prin­ci­pe de transparence

Tex­te soumis

L’ar­tic­le 2, ali­néa 2, de la loi fédé­ra­le sur le prin­ci­pe de la trans­pa­rence dans l’ad­mi­ni­stra­ti­on (LTrans, RS 152.3) doit être refor­mulé com­me suit :

La loi ne s’ap­pli­que pas à la Ban­que natio­na­le suisse.

Justi­fi­ca­ti­on

L’Au­to­ri­té de sur­veil­lan­ce des mar­chés finan­ciers (FINMA) est, en tant que seu­le auto­ri­té de sur­veil­lan­ce appar­tenant à l’ad­mi­ni­stra­ti­on fédé­ra­le exemp­tée des règles de trans­pa­rence géné­ra­le­ment appli­ca­bles. D’aut­res auto­ri­tés de sur­veil­lan­ce de la Con­fé­dé­ra­ti­on, com­me le Con­trô­le fédé­ral des finan­ces, l’In­spec­tion fédé­ra­le de la sécu­ri­té nuclé­ai­re ou l’Au­to­ri­té fédé­ra­le de sur­veil­lan­ce en matiè­re de révi­si­on, sont sou­mi­ses au prin­ci­pe de trans­pa­rence. Même l’au­to­ri­té indé­pen­dan­te de sur­veil­lan­ce du ser­vice de rens­eig­ne­ment (AB-ND), qui sur­veil­le le ser­vice de rens­eig­ne­ment de la Con­fé­dé­ra­ti­on et le ser­vice de rens­eig­ne­ment de l’ar­mée, est sou­mi­se à ce principe.

La posi­ti­on par­ti­cu­liè­re de la FINMA est cri­ti­quée depuis des années. Tho­mas Säges­ser, anci­en chef du ser­vice juri­di­que de la Chan­cel­le­rie fédé­ra­le, qua­li­fie cet­te régle­men­ta­ti­on de “pro­blé­ma­tique” dans son com­men­tai­re sur la loi sur la trans­pa­rence. Selon lui, les excep­ti­ons inscri­tes dans la loi sur la trans­pa­rence suf­fi­rai­ent à pré­ser­ver le secret des domain­es d’ac­ti­vi­té de la Fin­ma, qui sont sou­mis au secret des affai­res et au secret professionnel.

En effet, les infor­ma­ti­ons sen­si­bles sont déjà pro­té­gées par la LTrans. L’ar­tic­le 7 LTrans pré­voit par exemp­le des excep­ti­ons pour la pro­tec­tion des secrets d’entre­pri­se et des secrets com­mer­ci­aux. La pro­tec­tion des don­nées reste éga­le­ment garan­tie, l’ar­tic­le 9 LTrans pro­té­geant les don­nées personnelles.

Les évé­ne­ments liés à la fusi­on d’ur­gence du Cre­dit Sui­s­se et de l’UBS mont­rent clai­re­ment com­bien il est important de don­ner plus de visi­bi­li­té à l’ac­ti­vi­té de la FINMA.