Ven­te à emporter (AI)
  • Le Con­seil fédé­ral a fait exami­ner com­ment la Sui­s­se peut deve­nir l’épi­cent­re inter­na­tio­nal de la gou­ver­nan­ce de la numé­ri­sa­ti­on dans le cyberespace.
  • Con­ven­ti­on de Genè­ve sur la numé­ri­sa­ti­on et orga­ni­sa­ti­on neu­tre de type CICR pour la mise en œuvre et siè­ge à Genève.
  • obli­ger les États à signal­er les fail­les de sécu­ri­té, à pro­té­ger numé­ri­quement les citoy­ens et à assu­mer la responsa­bi­li­té des acti­vi­tés menées sur leur territoire.
  • Pro­mo­ti­on du dia­lo­gue, de la coor­di­na­ti­on et de l’ar­bi­tra­ge inter­na­tio­nal pour iden­ti­fier les agres­seurs ; mili­taire défen­sif, Inter­net com­me bien public.

Postu­lat Béglé (17.378) : La Sui­s­se doit pou­voir deve­nir l’épi­cent­re de la gou­ver­nan­ce inter­na­tio­na­le de la numérisation

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé d’ex­ami­ner com­ment la Sui­s­se pour­rait deve­nir l’épi­cent­re mon­di­al de la gou­ver­nan­ce inter­na­tio­na­le dans le domaine du cybere­space. Il s’a­git d’œu­vrer à la créa­ti­on d’u­ne con­ven­ti­on de Genè­ve sur la numé­ri­sa­ti­on ; cel­le-ci dev­rait con­te­nir les prin­cipes garan­tis­sant une uti­li­sa­ti­on paci­fi­que du cybere­space. Il s’a­git éga­le­ment de cré­er une orga­ni­sa­ti­on neu­tre, sur le modè­le du CICR, qui veil­lera à la mise en œuvre de ces prin­cipes. Enfin, il s’a­git aus­si d’œu­vrer pour que Genè­ve devi­en­ne le siè­ge de cet­te organisation.
Un tel pro­jet serait tota­le­ment en accord avec l’en­ga­ge­ment de la Sui­s­se au niveau inter­na­tio­nal. La Sui­s­se doit se posi­ti­on­ner rapi­de­ment et clai­re­ment sur ce sujet.

Justi­fi­ca­ti­on

Depuis 2010, il exi­ste une coopé­ra­ti­on ent­re l’U­ni­on euro­pé­en­ne et l’O­TAN dans le domaine de la gou­ver­nan­ce inter­na­tio­na­le de la numé­ri­sa­ti­on. Le déve­lo­p­pe­ment d’In­ter­net a en effet créé un nou­vel espace : le cybere­space. Il est le thé­ât­re de cyberat­ta­ques qui peu­vent mett­re un pays à genoux. Aucun pays ne peut pré­tendre pou­voir se pro­té­ger seul cont­re de tel­les attaques.
C’est pour­quoi une gou­ver­nan­ce inter­na­tio­na­le du cybere­space doit être mise en place.
Il con­vi­ent d’é­vi­ter ce qui suit :

  • qu’un cli­mat de méfi­ance s’in­stal­le ; il en résul­terait une spi­ra­le d’ar­me­ment dans le cybere­space ; des réfle­xes de sou­ve­rai­ne­té con­dui­rai­ent à une frag­men­ta­ti­on de l’Internet
  • que des États atta­quent d’aut­res États
  • que des États atta­quent des ent­re­pri­ses dites cri­ti­ques, des ent­re­pri­ses tech­no­lo­gi­ques ou des ser­vices publics cri­ti­ques com­me la santé.

Les États doi­vent s’en­ga­ger à ce qui suit :

  • ne pas exploi­ter les fail­les de sécu­ri­té, mais atti­rer l’at­ten­ti­on sur cel­les-ci (évi­ter un deu­xiè­me “Wan­naCry” ; la fail­le était con­nue de la NSA, qui l’a uti­li­sée à ses fins)
  • pro­té­ger les citoy­ens dans le mon­de vir­tuel (seuls les États peu­vent assurer une tel­le protection).

Il con­vi­ent de pro­pa­ger les idées suivantes :

  • Le dia­lo­gue et la coor­di­na­ti­on sont indispensables
  • chaque État est responsable de tou­tes les cyber­ac­ti­vi­tés menées à par­tir de son ter­ri­toire, ce qui rend néces­saire la créa­ti­on d’un tri­bu­nal inter­na­tio­nal d’ar­bi­tra­ge char­gé d’i­den­ti­fier les auteurs des attaques
  • l’ar­mée est là en prio­ri­té pour la défen­se et non pour une escala­de des conflits.

Le Grou­pe d’ex­perts gou­ver­ne­men­taux de l’O­NU (UN GGE) pré­co­ni­se un tel pro­jet dans son rap­port de 2015. L’UE et l’O­TAN ont con­clu un accord en février 2016 pour éch­an­ger les meil­leu­res pra­ti­ques dans le domaine de la pré­ven­ti­on, de la détec­tion et de la défen­se cont­re les cyberattaques.
Mais sans l’im­pli­ca­ti­on des auto­ri­tés publi­ques, les recom­man­da­ti­ons du GGE de l’O­NU reste­ront lett­re mor­te. Inter­net doit rester un bien public.