Ven­te à emporter (AI)
  • Encou­ra­ger les dons de don­nées volon­tai­res et anony­mes pour une uti­li­sa­ti­on dans l’in­té­rêt public, notam­ment pour la recher­che en matiè­re de santé.
  • Les dons de don­nées doi­vent être volon­tai­res, anony­mes et respec­tueux de la vie pri­vée, con­for­mé­ment à l’é­tat de la technique.
  • L’in­fras­truc­tu­re et les modè­les de con­sen­te­ment doi­vent garan­tir la sou­ve­rai­ne­té des don­nées et le con­sen­te­ment en cas­ca­de et con­trôlé des donneurs.
  • Limi­ter l’uti­li­sa­ti­on des don­nées à des fins non com­mer­cia­les ; décis­i­on sur l’uti­li­sa­ti­on par un comi­té mix­te basé sur l’éthique.

Postu­lat Bel­laï­che (20.3700) : Uti­li­sa­ti­on de don­nées per­son­nel­les anony­mi­sées dans l’in­té­rêt public. Exami­ner la faisa­bi­li­té d’un don volon­tai­re de données

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est char­gé de pré­sen­ter au Par­le­ment des ébau­ches de solu­ti­ons pour Four­ni­tu­re de don­nées per­son­nel­les sur une base anony­me (don de don­nées) peut être encou­ra­gée pour une uti­li­sa­ti­on dans l’in­té­rêt public, notam­ment pour la recher­che dans le domaine de la santé.

Justi­fi­ca­ti­on

La pan­dé­mie Coro­na nous a mon­tré à quel point les don­nées sont essen­ti­el­les dans les situa­tions de cri­se. Pour éva­luer cor­rec­te­ment les scé­na­ri­os de men­aces sani­taires et les res­sour­ces médi­cal­es, mais aus­si pour mieux com­prend­re et gérer les con­sé­quen­ces éco­no­mi­ques et socia­les d’u­ne cri­se, il est essen­tiel de dis­po­ser de don­nées fia­bles. don­nées con­sti­tu­ent une base indis­pensable. Les don­nées anony­mes à gran­de échel­le jouent un rôle décisif dans la pla­ni­fi­ca­ti­on des mesures.

Avec cet­te pri­se de con­sci­ence, le moment est venu de se con­cep­tu­el­le­ment avec le don volon­tai­re de don­néesIl est important de se pen­cher sur la que­sti­on des réci­pi­en­ts de dons appro­priés, de leurs pro­mo­teurs et de leur orga­ni­sa­ti­on, afin de four­nir des bases soli­des à la recher­che et à la sci­ence. Plu­sieurs étu­des et pro­jets pilo­tes ont mon­tré qu’u­ne gran­de par­tie de la popu­la­ti­on était prête à mett­re ses don­nées à dis­po­si­ti­on pen­dant la pan­dé­mie de Coro­na (1).

Pour le con­cept de don de don­nées, les don­nées doi­vent être exclu­si­ve­ment volon­tai­re et anony­me être enre­gi­strées. La sphè­re pri­vée de l’in­di­vi­du doit être pré­ser­vée con­for­mé­ment à l’é­tat de la tech­ni­que. Les prin­cipes sui­vants dev­rai­ent être pri­ses en comp­te pour l’é­la­bo­ra­ti­on des solutions :

1. l’in­fras­truc­tu­re de coll­ec­te, de stocka­ge, d’uti­li­sa­ti­on et de trans­fert éven­tuel des don­nées rela­ti­ves au don doit per­mett­re au don­neur de con­trô­ler ses don­nées (sou­ve­rai­ne­té des données)

2. le con­sen­te­ment per­son­nel à chaque don de don­nées doit être pré­ser­vé, par exemp­le au moy­en d’un modè­le de con­sen­te­ment en cas­ca­de (2)

3. l’uti­li­sa­ti­on des don­nées don­nées est limi­tée à des fins non com­mer­cia­les, sert l’in­té­rêt public et doit être trans­pa­ren­te et clai­re­ment décrite

4. un comi­té mix­te, com­prenant des spé­cia­li­stes de l’é­thi­que, déci­de au cas par cas de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées disponibles

(1) Étu­de Soto­mo du 25 mai 2020 sur man­dat de l’OFSP sur l’ap­pli­ca­ti­on Tra­cing de la Con­fé­dé­ra­ti­on pré­cise qu’il n’y a pas de scep­ti­cis­me géné­ral cont­re tou­te réuti­li­sa­ti­on des don­nées coll­ec­tées, mais que 73 % des per­son­nes inter­ro­gées sont prêtes à trans­mett­re aux sci­en­ti­fi­ques les don­nées per­son­nel­les qu’el­les ont coll­ec­tées sous for­me anony­mi­sée, à con­di­ti­on que cela ser­ve à endi­guer le coronavirus.

(2) Lett­re d’in­for­ma­ti­on n° 18 du Con­seil d’é­thi­que alle­mand de jan­vier 2018

Avis du Con­seil fédé­ral du 2.9.20

La mise à dis­po­si­ti­on de don­nées per­son­nel­les rela­ti­ves à la san­té en vue d’u­ne uti­li­sa­ti­on mul­ti­ple va dans le sens de l’o­ri­en­ta­ti­on “Pro­mo­ti­on de la numé­ri­sa­ti­on et de l’uti­li­sa­ti­on des don­nées” de la stra­té­gie San­té 2030 du Con­seil fédé­ral. Dans le cad­re des travaux réa­li­sés en exé­cu­ti­on du Postu­lat 15.4225 Hum­bel “Meil­leu­re uti­li­sa­ti­on des don­nées de san­té pour des soins de san­té effi­caces et de qua­li­té”. des solu­ti­ons seront éla­bo­rées, qui pren­dront notam­ment en comp­te la que­sti­on du don de don­nées. Il s’a­gi­ra éga­le­ment d’ex­ami­ner de maniè­re appro­fon­die les con­di­ti­ons-cad­res néces­saires à cet effet. Le Con­seil fédé­ral est d’a­vis que ces travaux répon­dent déjà à la deman­de du postulat.