Ven­te à emporter (AI)
  • Le Con­seil fédé­ral pro­po­se de rejeter le postu­lat “Mett­re fin à la tyran­nie de la pro­tec­tion des données 
  • Révi­si­on tota­le de la LPD (depuis le 1.9.2023) ren­force le con­trô­le de la pro­tec­tion des don­nées et la con­fi­ance des uti­li­sa­teurs dans les tech­no­lo­gies numériques.
  • L’UE con­fir­me l’a­dé­qua­ti­on du niveau de pro­tec­tion des don­nées en Sui­s­se ; important pour les exporta­ti­ons de don­nées, l’ac­cès des PME et la compétitivité.
  • Le PFPDT a obte­nu plus de com­pé­ten­ces, ne deman­de pas de sanc­tions ; les recom­man­da­ti­ons con­cer­nant Digi­tec défen­dent la liber­té de choix des clients.

Le site Postu­lat “Mett­re fin à la tyran­nie de la pro­tec­tion des don­nées” de Phil­ip­pe Nan­ter­mod a fait quel­ques vagues. Le site Le Con­seil fédé­ral a main­tenant pris posi­ti­on à ce sujet et pro­po­se – sans sur­pri­se – de rejeter le postu­lat. Ce faisant, il pré­cise notam­ment que dans la pro­cé­du­re Digi­tec Gala­xus, à laquel­le Nan­ter­mod avait fait réfé­rence de maniè­re un peu con­fu­se, le PFPDT n’e­xi­ge pas un achat par un invi­té, mais le con­sidè­re seu­le­ment com­me une pos­si­bi­li­té par­mi d’autres :

En Sui­s­se, le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les par des orga­nes fédé­raux ou des per­son­nes pri­vées est régi par la loi sur la pro­tec­tion des don­nées (LPD ; RS 235.1). La loi sur la pro­tec­tion des don­nées, tota­le­ment révi­sée, est en vigueur depuis le 1er sep­tembre 2023. Cet­te révi­si­on était néces­saire pour que la popu­la­ti­on pui­s­se gar­der le con­trô­le de ses don­nées dans un mon­de de plus en plus numé­ri­sé.. Du point de vue de l’in­no­va­ti­on, une pro­tec­tion effi­cace des don­nées ren­force en out­re la con­fi­ance des uti­li­sa­teurs dans les nou­vel­les technologies.

De plus, dans son rap­port du 15 jan­vier 2024, la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne a con­fir­mé sa décis­i­on du 26 juil­let 2000 selon laquel­le la Sui­s­se off­re un niveau adé­quat de pro­tec­tion des don­nées. La révi­si­on tota­le de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées a notam­ment per­mis de con­tin­uer à rem­plir les con­di­ti­ons pour le main­ti­en de l’a­dé­qua­ti­on. Cet­te con­fir­ma­ti­on de l’a­dé­qua­ti­on garan­tit que les don­nées per­son­nel­les peu­vent con­tin­uer à être trans­fé­rées de l’U­ni­on euro­pé­en­ne (UE) ou de l’E­space éco­no­mi­que euro­pé­en (EEE) vers la Sui­s­se sans garan­ties sup­p­lé­men­tai­res, ce qui faci­li­te l’ac­cès au mar­ché euro­pé­en pour les ent­re­pri­ses sui­s­ses et en par­ti­cu­lier pour les PME. Ce trans­fert trans­fron­ta­lier de don­nées est essen­tiel pour l’é­co­no­mie sui­s­se, et notam­ment pour la capa­ci­té d’in­no­va­ti­on et la com­pé­ti­ti­vi­té du pays.

La nou­vel­le LPD est con­sidé­rée com­me équi­va­len­te, mais con­ser­ve cer­tai­nes par­ti­cu­la­ri­tés par rap­port à la légis­la­ti­on euro­pé­en­ne. Par exemp­le, les com­pé­ten­ces du Pré­po­sé fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à la trans­pa­rence (PFPDT) ont été éten­dues. Con­trai­re­ment aux auto­ri­tés euro­pé­en­nes de sur­veil­lan­ce de la pro­tec­tion des don­nées, le PFPDT ne dis­po­se tou­te­fois tou­jours pas de pou­voirs de sanc­tion. Le ren­force­ment des com­pé­ten­ces du PFPDT est l’un des élé­ments que la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne a mis en avant dans son rap­port. Une aut­re L’as­sou­plis­se­ment du cad­re juri­di­que sui­s­se pour­rait notam­ment com­pro­mett­re la décis­i­on d’a­dé­qua­ti­on de la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne.

Le site Recom­man­da­ti­ons à Digi­tec émi­ses par le PFPDT selon l’an­ci­en droitLes dis­po­si­ti­ons de l’art. 2, al. 2, de la loi fédé­ra­le sur la pro­tec­tion des don­nées (LPD) visent à four­nir aux cli­ents une infor­ma­ti­on sur les trai­te­ments de don­nées qui ne sont pas néces­saires à l’exé­cu­ti­on du cont­rat de ven­te en ligne. Liber­té de choix de rend­re pos­si­ble Le PFPDT a expres­sé­ment lais­sé plu­sieurs pos­si­bi­li­tés ouver­tes, dont les achats invi­tés.

Le Con­seil fédé­ral est d’a­vis qu’il con­vi­ent d’at­tendre que la der­niè­re révi­si­on ait davan­ta­ge déployé ses effets avant d’en­vi­sa­ger des modifications.