Ven­te à emporter (AI)
  • Les ser­vices fédé­raux doi­vent décla­rer les fichiers avec leur but, leurs caté­go­ries et les per­son­nes con­cer­nées au Pré­po­sé fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à la trans­pa­rence (art. 11a LPD), ce qui crée de la transparence.
  • Il man­que une vue d’en­sem­ble du type, de la mise en réseau et de l’ac­cès aux ban­ques de don­nées can­to­na­les et fédé­ra­les ; des adap­t­ati­ons légis­la­ti­ves et une har­mo­ni­sa­ti­on de la pra­tique sont à l’étude.

Postu­lat Flach (19.4567) : Pro­tec­tion des don­nées dans les ban­ques de don­nées de la Con­fé­dé­ra­ti­on et des can­tons. Une vue d’en­sem­ble s’impose

Tex­te soumis

Le Con­seil fédé­ral est invi­té à pré­sen­ter dans un rap­port les défis qui se posent en rai­son de la mise en réseau crois­s­an­te et de l’aug­men­ta­ti­on de la per­for­mance des systè­mes d’in­for­ma­ti­on. Bases de don­nées de la Con­fé­dé­ra­ti­on et des can­tons en ce qui con­cer­ne le Pro­tec­tion des don­nées et si des mesu­res légis­la­ti­ves ou aut­res sont indi­quées à cet égard.

Justi­fi­ca­ti­on

La Con­fé­dé­ra­ti­on et les can­tons gèrent désor­mais un nombre incal­culable de regi­stres, de réper­toires, de bases de don­nées et de coll­ec­tions de don­nées, qui vont bien au-delà des numé­ros AVS ou du regist­re d’é­tat civil. Il exi­ste à ce jour pas d’a­per­çu sur la natu­re, l’é­ten­due et l’in­ter­con­ne­xi­on de ces don­nées et quels ser­vices admi­ni­stra­tifs ont accès à quel­les don­nées et com­ment le Pro­tec­tion des don­nées dans l’en­sem­ble de ces appli­ca­ti­ons. Le rap­port doit ser­vir à four­nir une vue d’en­sem­ble des bases de don­nées exi­stan­tes et à défi­nir les défis qui appa­rais­sent avec la numé­ri­sa­ti­on croissante.

Avis du Con­seil fédé­ral du 19.2.20

En ver­tu du prin­ci­pe de léga­li­té tou­te base de don­nées néces­si­te une base léga­le. Les caté­go­ries de don­nées trai­tées, les fina­li­tés de la base de don­nées et le droit d’ac­cès y sont par exemp­le régle­men­tés. Cela signi­fie que chaque base de don­nées a sa pro­pre fina­li­té, comp­te tenu de ces élé­ments. En ce qui con­cer­ne les bases de don­nées can­to­na­les, la Con­fé­dé­ra­ti­on n’est en prin­ci­pe pas com­pé­ten­te. Le recen­se­ment des bases de don­nées exi­stant actu­el­le­ment au niveau fédé­ral ou can­to­nal ne per­met­trait pas de tirer des con­clu­si­ons sur les enjeux de ces bases de don­nées en matiè­re de pro­tec­tion des don­nées. De plus, cer­ta­ins de ces défis sont déjà docu­men­tés. C’est le cas par exemp­le du rap­port du grou­pe d’ex­perts “Ave­nir du trai­te­ment et de la sécu­ri­té des don­nées” (https://www.efd.admin.ch/efd/de/home/dokumentation/nsb-news_list.msg-id-72083.html) ou du rap­port récem­ment publié sur les défis de l’in­tel­li­gence arti­fi­ci­el­le (https://www.admin.ch/gov/de/start/dokumentation/medienmitteilungen.msg-id-77514.html).

Garan­tit au niveau fédé­ral Artic­le 11a de la loi fédé­ra­le sur la pro­tec­tion des don­nées (LPD, RS 235.1) assu­re une cer­taine trans­pa­rence. En effet, tous les orga­nes fédé­raux doi­vent décla­rer leurs fichiers (qui con­ti­en­nent des don­nées per­son­nel­les, au sens de l’art. 3 let. g LPD) auprès du Pré­po­sé fédé­ral à la pro­tec­tion des don­nées et à la trans­pa­rence. Les fichiers sont enre­gi­strés sur le site Inter­net www.datareg.admin.ch et peu­vent y être con­sul­tés. Les infor­ma­ti­ons sui­van­tes y sont notam­ment men­ti­onnées : But du fichier, nom du maît­re du fichier, caté­go­ries de don­nées per­son­nel­les trai­tées, caté­go­ries de par­ti­ci­pan­ts au fichier, caté­go­ries de desti­na­tai­res des données.

Il est éga­le­ment pré­vu de réflé­chir, lors de la mise en œuvre de la révi­si­on de la loi sur la pro­tec­tion des don­nées, à la maniè­re d’é­la­bo­rer les bases léga­les par­ti­cu­liè­res néces­saires à l’ex­plo­ita­ti­on d’un système de trai­te­ment des don­nées per­son­nel­les.. Les mesu­res cor­re­spond­an­tes per­mettront de mieux uni­for­mi­ser la pra­tique au sein de la Con­fé­dé­ra­ti­on et d’ac­croît­re ain­si la sécu­ri­té juridique.