Ven­te à emporter (AI)
  • La com­mis­si­on pro­po­se à l’un­ani­mi­té de ren­voy­er le pro­jet de whist­le­b­lo­wing 13.094 au Con­seil fédé­ral en le char­geant de le for­mu­ler de maniè­re plus com­pré­hen­si­ble et plus simple.
  • La struc­tu­re de base du pro­jet (cas­ca­de employeur-auto­ri­té-public et inci­ta­ti­ons pour les lignes direc­tes inter­nes) doit être expres­sé­ment maintenue.

Com­mu­ni­qué de pres­se:

La com­mis­si­on pro­po­se à l’un­ani­mi­té à son con­seil d’ap­prou­ver la décis­i­on du Con­seil natio­nal du 5 mai 2015 de ren­voy­er le pro­jet de loi sur le whist­le­b­lo­wing 13.094 au Con­seil fédé­ral avec les remar­ques sui­van­tes Mis­si­on de for­mu­ler le pro­jet de maniè­re plus com­pré­hen­si­ble et plus simp­le. La struc­tu­re de base du pro­jet doit tou­te­fois être main­te­nue, notam­ment en ce qui con­cer­ne la cas­ca­de (employeur, auto­ri­té, public) et l’in­ci­ta­ti­on à la créa­ti­on de lignes d’a­ler­te internes.

Con­seil:

Mgr Pir­min (CE, SO), pour la com­mis­si­on: Cet objet vous est à juste tit­re fami­lier. Nous en avons dis­cu­té en com­mis­si­on lors de not­re séan­ce du 4 juil­let 2014, et le Con­seil des Etats l’a approu­vé le 22 sep­tembre 2014 par 22 voix cont­re 13 et 6 abst­en­ti­ons. Not­re com­mis­si­on sœur puis le Con­seil natio­nal sont entrés en matiè­re, mais ont ren­voyé le pro­jet au Con­seil fédé­ral avec le man­dat de Con­cep­ti­on plus com­pré­hen­si­ble et plus simp­le à for­mu­ler. La Struc­tu­re de base du pro­jet doit tou­te­fois être main­te­nu. Il faut le souli­gner deux fois. Cela vaut notam­ment pour la cas­ca­de employés-auto­ri­tés-public ain­si que pour l’in­ci­ta­ti­on à la créa­ti­on de lignes d’a­ler­te inter­nes dans les ent­re­pri­ses. Le Con­seil natio­nal en a déci­dé ain­si par 134 voix cont­re 49 et 1 abst­en­ti­on, ce qui est extra­or­di­naire­ment clair.
Nous devons main­tenant déci­der aujour­d’hui si nous vou­lons assu­mer au sein de not­re Con­seil l’ap­pro­ba­ti­on de ce ren­voi. La com­mis­si­on a déci­dé de le fai­re, même si ce n’est pas avec beau­coup d’ent­housi­as­me. La révi­si­on pure­ment for­mel­le et non sur le fond est cer­tes un beau sou­hait. C’est tou­jours le sou­hait du légis­la­teur que la légis­la­ti­on soit simp­le. Le débat au Con­seil natio­nal s’est mal­gré tout en par­tie déroulé sur le fond.
Mais sans gran­de envie et en tenant comp­te du vote très clair de la décis­i­on du Con­seil natio­nal, vot­re com­mis­si­on vous pro­po­se à l’un­ani­mi­té de sui­v­re le Con­seil natio­nal et de ren­voy­er l’ob­jet au Con­seil fédéral.

Som­ma­ru­ga Simo­net­ta, pré­si­den­te de la Con­fé­dé­ra­ti­onLe por­te-paro­le de la com­mis­si­on l’a dit : le man­dat selon la décis­i­on de ren­voi du Con­seil natio­nal exi­ge pas de révi­si­on du con­te­nu du pro­jet, bien au con­trai­re. Le man­dat deman­de expres­sé­ment que la struc­tu­re de base de ce pro­jet soit main­te­nue, car elle con­cer­ne aus­si et sur­tout cet­te cas­ca­de employeurs, auto­ri­tés, public et la créa­ti­on pré­vue d’in­ci­ta­ti­ons pour les employeurs à cré­er des lignes d’as­si­stance internes.
Nous rep­re­nons déjà cet­te affai­re et nous ferons de not­re mieux. Mais je dois aus­si vous dire que ce ne sera pas faci­le. “Sim­pli­fier” est un joli mot, tout le mon­de aime ça. Mais sim­pli­fier signi­fie que l’on va moins dans les détails. Et puis, à la fin, on se dit à nou­veau : “Mais il faut bien que cela soit réglé ! Il doit y avoir des règles très clai­res pour que cha­cun sache quand qui fait quoi…”. Nous serons con­fron­tés à ce dilem­me, pas seu­le­ment ici, mais aus­si dans ce domaine, à savoir que nous per­drons éven­tu­el­le­ment en pré­cis­i­on ; il fau­dra peser le pour et le contre.
Enco­re une fois, je pen­se qu’il vaut la pei­ne de se pen­cher une nou­vel­le fois sur la que­sti­on, de voir com­ment nous pou­vons trou­ver une for­mu­la­ti­on com­plè­te, pré­cise, simp­le et com­pré­hen­si­ble.. Si on la trouve, je serai la pre­miè­re à m’en réjouir.