Ven­te à emporter (AI)
  • Le Con­seil fédé­ral pro­po­se d’ad­ap­ter la LOGA de maniè­re à ce que la noti­on de “don­nées per­son­nel­les” eng­lo­be dura­blem­ent les don­nées des per­son­nes mora­les, avec une pro­tec­tion limi­tée pour les secrets d’affaires.
  • Les per­son­nes mora­les obti­en­nent dans la LOGA des droits des per­son­nes con­cer­nées basés sur les droits fon­da­men­taux (p. ex. l’in­for­ma­ti­on) et des exi­gen­ces ali­g­nées sur les bases léga­les ; con­sul­ta­ti­on jus­qu’au 12 sep­tembre 2025.

Le Con­seil fédé­ral a pro­po­sé d’ad­ap­ter la LOGA et diver­ses aut­res dis­po­si­ti­ons dans l’op­tique de la pro­tec­tion des don­nées per­son­nel­les des per­son­nes morales :

Le con­tex­te est l’art. 71 LPD ou la moti­va­ti­on de cet­te dis­po­si­ti­on : selon l’art. 71 LPD, les dis­po­si­ti­ons des actes légis­la­tifs fédé­raux qui auto­ri­sent le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les con­ti­nuent de s’ap­pli­quer aux don­nées des per­son­nes mora­les jus­qu’à fin août 2028. L’ex­pi­ra­ti­on de cet­te dis­po­si­ti­on tran­si­toire doit être com­pen­sée par une adap­t­ati­on de la LOGA, qui s’in­spi­re en gran­de par­tie de la LPD :

  • La LOGA doit pré­voir que le Noti­on de don­nées per­son­nel­les dans les dis­po­si­ti­ons de droit spé­cial rela­ti­ves au trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les par des orga­nes fédé­raux (uni­quement par ces der­niers, bien enten­du), con­tin­uer à éga­le­ment les don­nées des per­son­nes mora­les donc com­me l’art. 71 LPD, mais sans limi­ta­ti­on dans le temps. Les don­nées sen­si­bles des per­son­nes mora­les con­tin­ue­ront d’e­xi­ster, mais les secrets d’af­fai­res seront exclus de cet­te défi­ni­ti­on (art. 57qbis AP-LOGA). En con­sé­quence, les orga­nes fédé­raux pour­ront trai­ter les secrets d’af­fai­res même sans base léga­le for­mel­le – on peut se deman­der si le man­dat de pro­tec­tion con­sti­tu­ti­on­nel est ain­si respecté.
  • En out­re, en ver­tu de l’art. 13, al. 2, Cst. (pro­tec­tion cont­re “l’em­ploi abu­sif” des don­nées), les per­son­nes mora­les ont éga­le­ment des droits pro­té­gés par les droits fon­da­men­taux (p. ex. un droit d’ac­cès) vis-à-vis des orga­nes fédé­raux. Ces droits des per­son­nes mora­les con­cer­nées doi­vent être réglés dans la LOGA (droit d’ac­cès, art. 57t AP-LOGA ; un droit à la por­ta­bi­li­té des don­nées n’est pas prévu).
  • En out­re, les Exi­gen­ces en matiè­re de bases léga­les sur le trai­te­ment et la com­mu­ni­ca­ti­on des don­nées des per­son­nes mora­les sont ali­g­nées sur les dis­po­si­ti­ons de la LPD (art. 57r AP-LOGA). Si une loi spé­cia­le con­ti­ent des dis­po­si­ti­ons sur le trai­te­ment de don­nées per­son­nel­les, mais pas sur celui de don­nées con­cer­nant des per­son­nes mora­les, les pre­miè­res s’ap­pli­que­ront de maniè­re géné­ra­le éga­le­ment aux secondes ;
  • Enfin, une nou­vel­le dis­po­si­ti­on sur la Trai­te­ment des com­man­des des don­nées des per­son­nes mora­les, ain­si qu’u­ne dis­po­si­ti­on rela­ti­ve au trai­te­ment des don­nées à des fins non personnelles.

La con­sul­ta­ti­on durera jus­qu’au 12 sep­tembre 2025.