Ven­te à emporter (AI)
  • Le Con­seil natio­nal a reje­té le pro­jet de whist­le­b­lo­wing du Con­seil fédé­ral le 5 mars 2020 par 147 voix cont­re 42.
  • Sch­wan­der souli­gne le man­que de clar­té quant aux infrac­tions qui dev­rai­ent être signa­lées et quant à la limi­te ent­re les décla­ra­ti­ons autorisées.
  • Il met en gar­de cont­re les con­sé­quen­ces néga­ti­ves pour les col­la­bo­ra­teurs qui sont éti­que­tés com­me râleurs ou pous­sés à quit­ter l’entreprise.
  • L’UDC ne sou­ti­ent pas une régle­men­ta­ti­on clai­re, ne veut pas ren­forcer la pro­tec­tion cont­re le licen­cie­ment et deman­de des solu­ti­ons alternatives.

Le 5 mars 2020, le Con­seil natio­nal a déci­dé, dans le cad­re de l’é­li­mi­na­ti­on des diver­gen­ces et par 147 voix cont­re 42, de ne pas ent­rer en matiè­re sur l’in­for­tu­né pro­jet du Con­seil fédé­ral con­cer­nant le “whist­le­b­lo­wing” (13.094), et de s’y tenir. L’af­fai­re est ain­si close.

Pir­min Sch­wan­der (UDC) s’est déve­lo­p­pée dans la Con­seil s’est expri­mé à ce sujet com­me suit :

Le whist­le­b­lo­wing est un fait, a dit not­re col­lè­gue Bregy. Oui, c’est un fait. Je suis éga­le­ment d’ac­cord avec lui, le pro­chain cas va arri­ver. Tout le mon­de sera alors indi­gné – là aus­si, je suis d’ac­cord, c’est ain­si – et il y aura pro­ba­blem­ent à nou­veau un flot d’in­ter­ven­ti­ons. Ce sera pro­ba­blem­ent aus­si le cas à ce moment-là. La cas­ca­de est clai­re en soi, je suis éga­le­ment d’ac­cord avec mon col­lè­gue Bregy. L’en­droit où il faut annon­cer – d’a­bord l’em­ployeur, ensuite les auto­ri­tés et ensuite le public – est clair. Mais la que­sti­on est de savoir quoi. La loi dit main­tenant : “.Sont notam­ment con­sidé­rées com­me des irré­gu­la­ri­tés les infrac­tions au droit pénal et au droit admi­ni­stra­tif”. Com­ment vais-je déci­der ? Où est la limi­te ? Quand s’a­git-il d’in­frac­tions ? C’est là que se situe le pro­blè­me pour les col­la­bo­ra­teurs. Il y a justem­ent des cas pour les­quels il serait indis­pensable que nous ayons des règles clai­res. Com­me l’a dit Mme Mark­wal­der, les ent­re­pri­ses ont inté­rêt à ce qu’on les infor­me. Per­son­nel­le­ment, j’ai inté­rêt à ce que les col­la­bo­ra­teurs et col­la­bora­tri­ces vien­nent me voir pour me signal­er les infrac­tions – per­son­nel­le­ment, chez moi. Mais il y a bien sûr aus­si des cas où ces per­son­nes sont pré­sen­tées com­me des râleurs et où on leur sug­gè­re de quit­ter l’entre­pri­se. C’est aus­si une réa­li­té. Je le vois aus­si ; je le vois même en tant qu’entre­pre­neur. Ce pro­jet se heur­te à la pro­blé­ma­tique de ce qui doit être décla­ré et de ce que le col­la­bo­ra­teur peut effec­ti­ve­ment décla­rer. Quand on dit qu’il faut une régle­men­ta­ti­on, je dois vous dire que oui, le grou­pe UDC offri­ra éga­le­ment sa main pour une régle­men­ta­ti­on. Mais elle ne veut pas sim­ple­ment régle­men­ter pour que nous pui­s­si­ons con­stater à la fin que nous n’a­vons rien régle­men­té. C’est là que rési­de le pro­blè­me. Nous, de la UDC ne vou­lons évi­dem­ment pas aug­men­ter la pro­tec­tion cont­re le licen­cie­ment. Nous ne vou­lons pas inter­ve­nir dans le droit du tra­vail. C’est pour­quoi ce pro­jet de loi échoue. Dans ce domaine, nous n’of­f­rons pas de main ten­due. C’est pour­quoi il con­vi­ent de cher­cher d’aut­res solutions.